BioPark Incubator (ex-i-Tech Incubator) : la couveuse biotech de Gosselies
Article mis à jour en octobre 2026. Ce portrait a été publié en mars 2019 sous le titre « I-TECH INCUBATOR, La couveuse aux petits soins ». Les chiffres et citations de 2019 sont signalés comme tels.
BioPark Incubator, l’ex-i-Tech Incubator
Le BioPark Incubator est l’incubateur du BioPark Charleroi, à Gosselies. Il a été créé en 2010 par l’ULB, sous l’impulsion de Theodorus, son fonds d’investissement pour les spin-offs, sous le nom d’i-Tech Incubator. Sambrinvest, Igretec et Heraclès ont ensuite rejoint son actionnariat. L’ULB dotait ainsi son campus wallon d’un outil pour accélérer le développement industriel initié en 1999 par l’installation d’un premier institut de recherche à Gosselies.
Le 21 décembre 2018, le conseil d’administration de l’incubateur a approuvé son changement de nom en « Charleroi Brussels South Biopark Dev SA » et l’élargissement de ses missions au développement économique et industriel du BioPark (source : BioPark). L’incubateur est aujourd’hui présenté sous le nom de BioPark Incubator.

Le BioPark Incubator en chiffres
Selon le BioPark, l’incubateur a contribué depuis 2010 à la création de plus de 40 entreprises, à plus de 600 emplois et à des levées de fonds de plus de 400 millions d’euros (BioPark Incubator).
En 2019, l’i-Tech Incubator mettait déjà en avant 30 entreprises, 500 emplois et 400 millions d’euros d’investissements. Il disposait alors, grâce à Igretec, de 10 000 m² de bureaux et de laboratoires au sein du BioPark. Au bout de cinq ans d’incubation, les entreprises s’installaient dans leur propre bâtiment sur le site.
Le programme Butterfly pour les start-up biotech
L’incubateur propose aujourd’hui le programme d’accélération Butterfly. Il apporte un tour de pré-amorçage de 400 000 euros à des projets innovants de développement de médicaments, de technologies médicales et de diagnostic. Des experts du secteur et des entrepreneurs accompagnent les porteurs de projet jusqu’à la preuve de concept : modèle d’affaires, stratégie de propriété intellectuelle, feuille de route, recrutements clés et préparation d’une présentation pour les investisseurs.
Le programme donne accès au LabHotel, un laboratoire partagé entièrement équipé, ainsi qu’à une plateforme de veille de marché. Il se termine par des sessions de présentation devant des fonds de capital-risque. Les candidatures se font par e-mail à l’adresse apply@biopark.be, avec un résumé non confidentiel du projet.
Un incubateur biotech d’inspiration américaine
Dès sa création, l’incubateur s’est structuré sur le modèle des bioincubateurs américains, comme un « seed accelerator ». Sa mission : aider les chercheurs à transformer leurs résultats de recherche en un projet d’entreprise capable d’attirer le capital-risque.
En 2019, Florence Bosco, alors CEO de l’i-Tech Incubator, citait plusieurs succès de sociétés passées par l’incubateur : les levées de fonds d’amorçage de 11 et 17 millions d’euros des spin-offs de l’ULB Epics Therapeutics et ChromaCure, la série B de 64 millions d’euros d’iTeos Therapeutics, celle de 16 millions d’euros d’Univercells ou encore l’acquisition d’Ogeda par le japonais Astellas pour 800 millions d’euros en 2017.
Une porte d’entrée pour les entreprises étrangères
L’incubateur joue aussi un rôle dans l’accueil d’entreprises étrangères en Wallonie. En 2019, lorsqu’une société décidait de s’installer au BioPark, l’i-Tech Incubator prenait en charge l’accompagnement de terrain : enregistrement à la BCE, ouverture du payroll auprès d’un secrétariat social, aide au recrutement, hébergement, introduction auprès de la communauté des CEO du BioPark, mise en contact avec des partenaires scientifiques, cliniques ou industriels, aide au montage des dossiers de subsides R&D auprès de la Région wallonne et identification des sous-traitants (notaire, comptable, avocat, IT…).
Le BioPark propose aujourd’hui un service d’accueil et d’intégration (« Soft landing & Integration ») pour les entreprises qui s’y installent.
Le BioPark Charleroi aujourd’hui
Le BioPark Charleroi est dirigé par Dominique Demonté. Ses actionnaires sont l’ULB, l’UMONS, Igretec et Carbon (BioPark).
En 2019, un plan stratégique visait à doubler l’emploi au sein du BioPark d’ici 2025. En mai 2026, la RTBF faisait au contraire état d’une période difficile : le nombre d’emplois sur le site est passé de 3 700 à 3 300, à la suite notamment des arrêts d’activités d’iTeos Therapeutics, d’Univercells/Exothera et de Catalent. Le taux d’occupation des bâtiments disponibles n’était alors que de 60 %, alors que le nouveau bâtiment Biotech 5 doit ajouter 20 000 m² début 2027 (RTBF, 22 mai 2026).
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Aurélien LAURENT (mars 2019) – mise à jour : octobre 2026

