Description
Comment reconnaître les ganodermes (Ganoderma) et évaluer leur impact sur les arbres ? Cette fiche signalétique de six pages, réalisée par Hainaut Développement, décrit quatre espèces de ces champignons lignivores responsables d’une pourriture blanche fibreuse.
Quatre espèces de ganodermes décrites
- Ganoderma adspersum : parasite de feuillus et de sapins (Abies), souvent dans les parcs et allées. Fructification pérenne en console, rouge brun, à marge en bourrelets crème à jaunâtre.
- Le ganoderme aplani (Ganoderma lipsiense) : en général sur bois mort de feuillus, mais aussi parasite de faiblesse ou de blessure, plus rarement sur conifères. Face inférieure souvent pourvue de galles d’insecte.
- Le ganoderme luisant (Ganoderma carnosum) : sur souches de résineux, plus rarement sur feuillus. Annuel et peu fréquent, il se reconnaît à son pied latéral brillant brun rouge.
- Ganoderma resinaceum : parasite de feuillus, souvent à la base des troncs, assez rare. La croûte laquée de son chapeau fond sous l’effet d’une allumette.
Pour chaque espèce, la fiche détaille la fructification, la surface du chapeau, la couleur, la marge, la chair, les pores, les tubes ainsi que la microscopie (spores et structure trimitique des hyphes).
Conséquences pour l’arbre
Les ganodermes induisent une pourriture blanche fibreuse : le bois atteint perd progressivement sa rigidité tout en conservant une grande élasticité. Le ganoderme aplani et le ganoderme luisant colonisent principalement la partie souterraine de l’arbre : le champignon s’installe dans le système racinaire puis gagne le collet. Le ganoderme aplani remonte parfois dans le tronc jusqu’à plusieurs mètres de hauteur.
Diagnostic de l’arbre
Les fructifications du ganoderme aplani sont parfois confondues avec celles de l’haplopore du frêne (Perenniporia fraxinea). Lorsque le système racinaire est très atteint, l’arbre perd de sa vitalité et entame une descente de cime. L’altération de la base du tronc se détecte à la frappe au maillet ou au pénétromètre (ou par une autre technique d’imagerie). Les arbres atteints présentent souvent un empattement excessif et des contreforts racinaires proéminents.
Éléments de décision : maintien ou abattage ?
Les ruptures d’arbres infectés par les ganodermes sont nombreuses. Dans les lieux publics ou fortement fréquentés, ce champignon est à craindre. Pour des arbres d’alignement, sa seule présence doit conduire à l’abattage du sujet contaminé. Pour des arbres classés, dans les parcs ou en milieu urbain, il est indispensable d’investiguer plus profondément au niveau racinaire avant de décider du maintien ou de l’abattage.
Pour qui ?
Gestionnaires d’espaces verts, arboristes, services communaux, mycologues amateurs… Cette fiche aide à identifier les ganodermes et à évaluer le risque qu’ils représentent.
Fiche gratuite au format PDF (6 pages) : téléchargez-la et gardez-la à portée de main sur le terrain.





